Blog d’art contemporain
Jacqueline Poitevin
abstraction gestuelle

Performance à Milan - I Colori di Milano - 2024
Bienvenue sur le blog de Jacqueline Poitevin, artiste peintre spécialisée en abstraction gestuelle.
Ici, je partage mon processus créatif, mes techniques, mes inspirations et les œuvres qui prennent vie dans mon atelier. Chaque article raconte un geste, une couleur, une émotion.
Ma peinture naît du geste et du silence
Jacqueline Poitevin
Ma peinture naît du geste et du silence.
Travaillées à plat, les toiles se construisent dans l’instant, au contact direct de la matière et de la couleur. Chaque mouvement devient partie intégrante de l’œuvre.
Lorsqu’elles se redressent, elles révèlent une énergie vibratoire et une présence qui ne cherchent pas à représenter le monde, mais à en restituer l’intensité et les sensations.
Ce blog prolonge cette recherche en abstraction gestuelle et partage les étapes de création, les intuitions, les mouvements du geste, et bien sûr les œuvres elles-mêmes.
En tant qu’artiste peintre, Jacqueline Poitevin explore à travers ces toiles la liberté du geste et la puissance expressive de la couleur.
Jacqueline Poitevin
Peindre à plat transforme profondément le rapport à la toile. La surface devient un espace dans lequel je peux circuler librement, observer les mouvements de la couleur et intervenir avec spontanéité.
Le corps participe pleinement au processus : le geste naît du déplacement autour de la toile, du rythme du bras, parfois d’un mouvement plus ample qui engage tout le corps. Cette manière de travailler est au cœur de mon approche en abstraction gestuelle.
Dans mon travail d’artiste peintre, peindre à plat me permet de laisser dialoguer les couleurs, d’accueillir l’imprévu et de suivre les mouvements qui émergent sur la toile. Chaque geste participe à la construction de l’œuvre et conserve la mémoire de l’instant.
Cette position libère la spontanéité et donne naissance à des textures et des rythmes uniques que l’on ne pourrait obtenir en peignant sur un chevalet.
Jacqueline Poitevin
Abstraction gestuelle


Peindre à plat
une liberté du geste
Lorsque je peins, le temps cesse d’être linéaire. Il ne s’écoule plus, il s’ouvre.
Le geste ne suit pas une durée prévisible. Il surgit, spontané, guidé par l’instant. La matière ne conserve rien, elle transforme, se réinvente, se superpose et se libère.
Dans la peinture, je ne cherche pas à retenir le temps. Je cherche à le dissoudre. Chaque geste, chaque trace de couleur, chaque mouvement participe à une écriture unique où le passé, le présent et l’avenir se mêlent dans l’instant de la création.
Cette expérience est au cœur de mon travail d’artiste peintre en abstraction gestuelle. La toile devient un espace où le geste et la couleur racontent une histoire vivante, où le spectateur peut ressentir l’énergie et la liberté du processus créatif.
Peindre hors du temps, c’est laisser la spontanéité guider le mouvement, c’est accueillir l’imprévu et transformer chaque toile en un espace de liberté et d’émotion.
Jacqueline Poitevin
Peindre hors du temps
Jacqueline Poitevin, abstraction gestuelle
Chaque geste que je pose sur la toile est un moment suspendu.
Chaque trace raconte un passage, un temps qui n’est pas linéaire, mais qui se déploie par strates et couches successives.
Voir le triptyque complet et l’œuvre dans son espace → Triptyque – Temporalité.
Ce triptyque est né de cette idée : la temporalité comme matière vivante.
Non pas une ligne continue, mais un mouvement qui se transforme, se répète, résiste, et parfois éclate en couleur.
Pour cette série de toiles (80 x 190 cm chacune), j’ai choisi de ne pas montrer l’ensemble immédiatement.
Je préfère présenter des fragments, des détails, des instants de bascule, là où le geste et la matière se révèlent dans toute leur intensité.
Le triptyque se construit dans le temps et se laisse découvrir peu à peu.
Il s’agit d’entrer dans un rythme, un souffle, de ressentir plutôt que de lire ou de tout comprendre.
Chaque œuvre devient alors un espace de rencontre entre le geste, la matière et le spectateur.
Cette approche s’inscrit dans ma réflexion continue sur le geste, le silence et l’en-dehors du temps, déjà explorée dans mes précédents articles.
Mais ici, la temporalité prend une forme concrète : celle de l’expérience de voir et de ressentir, de l’éphémère au permanent.
Triptyque : fragments de temporalité





